Témoignage sur la violence pollicial à Paris [19/09] [19/09]

Source: Acampadabcn Internacional

LES FAITS
Ce soir la marche des indignés se dirigeant vers Bruxelles, passait son troisième jour à Paris et empruntait le boulevard Saint-Germain, quand vers 21 heures sont arrivés plusieurs fourgons de la police nationale.
Rappelons puisque ceci n’est plus une évidence que la police est sensée servir le peuple et le protéger.
Or, sans aucun avertissement préalable et sans aucune raison, ils ont gazés avec des lacrymogènes les marcheurs qui évoluaient sur le trottoir et les ont dirigé vers le boulevard Saint-Germain, dans lequel ils les ont encerclé.
Sous le prétexte d’un contrôle d’identité, ils les ont gazés une seconde fois et ont utilisé la violence (coups de poings, de pieds et insultes) sur les citoyens des différents pays présents (Français, Espagnols, Grecs, Allemands, Anglais).

Pour toute réponse sur la raison de cette interpellation violente de citoyens pacifiques dans leurs droits, “ce sont les ordres que nous avons reçu”. Rappelons qu’un policier a le devoir de ne pas exécuter un ordre allant contre les lois françaises et européennes et de surcroît de dénoncer la personne donnant cet ordre et les agents qui l’exécute. Les citoyens utilisaient ici leur droit à la liberté d’expression et d’opinion et ne troublaient en aucun cas l’ordre public, puisqu’ils empruntaient les espaces réservés aux piétons.
Une personne a été gravement blessée, inconsciente lors de son départ avec les pompiers et deux autres personnes plus légèrement (l’une d’entre elle a eu une épaule déboitée), ils sont actuellement hospitalisés.

Plusieurs personnes se sont opposées à l’interpellation en se plaçant devant les bus de CRS amenant les 80 indignés au commissariat de police pour le contrôle de leur identité. Ils ont également été violentés, mais cette fois-ci, de manière plus particulière. Maitrisés par la force, certains d’entre eux ont été éloignés de la vue des gens, derrière les fourgons de police, ils ont été insultés et ont reçu des gifles et des coups de pied de la part des CRS, les policiers ont remplis leurs gants de gaz lacrymogène et leur ont passé sur le visage, leur mettant au passage des doigts dans les yeux, pour enfin les embarquer dans un fourgon, qu’ils avaient au préalable également rempli de gaz lacrymogène.

Finalement les trois quart des personnes ont été relâchées, puisque aucun chef d’inculpation concret n’existait, les autres devant rester en garde à vue jusqu’au lendemain, les policiers n’ayant pas eu le temps de contrôler toutes les identités des 80 personnes dans les 4 heures de détention autorisée pour un simple contrôle d’identité.
Cette interpellation est symbolique de la dictature dans laquelle nous vivons et est très grave. C’est la manière que le gouvernement français utilise accueillir ses confrères européens et pour répondre à leur aspiration d’une démocratie participative et horizontale.

Chaque jour nous vivons l’oppression et la répression de cette société oligarchique. C’est une urgence de se soulever pour reprendre nos droits. C’est même un devoir. Nous voulons reconstruire ce monde que nos dirigeant détruisent jour après jour. Mais nous ne pourrons le faire qu’avec vous et votre parole. Un peuple uni va de l’avant.

La résistance est en marche, rejoignez-nous.

#marchestobrussels

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